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biographie Iron Maiden

biographie Iron Maiden
Leader incontesté de la NWOBHM (New Wave Of British Heavy Metal) aux cotés de Judas Priest, Def Leppard et Saxon, Iron Maiden relança l'intérêt porté au heavy metal, affaibli par la dissolution de Led Zeppelin et Deep Purple, le départ d'Ozzy Osbourne de Black Sabbath, et l'apparition de nouveaux courants comme le punk. Maîtres incontestés du mouvement durant toutes les années 80, ils demeurent encore aujourd'hui une valeur sûre.


Formé à Londres en 1976 par le bassiste Steve Harris, Iron Maiden (en référence à un célèbre instrument de torture médiéval) commença sa carrière, comme beaucoup de groupes, en tournant sans relâche sur le circuit des clubs locaux. Il était alors composé de Steve Harris, du guitariste Dave Murray, du batteur Doug Sampson et du chanteur Paul Di'anno. Le succès vint assez rapidement et leurs premières maquettes furent bien reçues par la critique et le public. Il est vrai que leur musique, plus rapide et plus agressive, tranchait avec le rock "dur" qui existait auparavant. Leur premier album éponyme sortit au début de l'année 1980. D'une production médiocre, il rencontra néanmoins un très vif succès, grâce aux compositions parfaites, et parfois très alambiquées ("Phantom of the Opera") de Steve Harris, à leur son tranchant et sans compromis et aux thèmes inspirés de littérature fantastique ou de science-fiction. Killers, l'année suivante, continua dans cette veine, avec une production davantage soignée. A cette même époque, le groupe prit pour emblème sa célèbre mascotte Eddie, un zombie qui sera accommodé à toutes les sauces sur les pochettes des albums (et dont la première apparition - remarquée - le montrait en train de décapiter Margaret Thatcher.. !).

Entre temps, de nombreux changements de line-up sont venus modifier la texture du groupe : Clive Burr à remplacé Doug Sampson derrière les fûts, avant d'être lui même éjecté pour laisser la place en '83 à Nicko McBrain, ancien batteur de Trust, et le choix d'un second guitariste se fixa sur Adrian Smith. Mais le changement le plus marquant, celui qui propulsa Maiden au rang de superstar du metal, fut l'éviction de Paul Di'anno pour cause d'alcoolisme, et l'entrée en scène du phénoménal Bruce Dickinson. Ce licencié en histoire, amateur d'occultisme, semblait posséder les capacités vocales idéales pour coller à l'écriture de Steve Harris (avec qui il collaborera fréquemment pour l'écriture des morceaux) et instaura pour longtemps le standard du parfait chanteur metal. Commence alors l'âge d'or de Maiden, avec les albums The Number of the Beast en 1982, Piece of mind en 83 et Powerslave en 84. La monumentale tournée "World Slavery Tour" qui s'ensuivra donnera naissance à un des meilleurs live metal de tous les temps, le fameux Live after Death.

Si la formule de base ne changeait guère, le son s'améliorait d'albums en albums, tandis que les compositions devenaient de plus en plus épiques et complexes. Les thèmes des chansons tirent leur inspiration de l'histoire ("Run to the Hills" traite des guerres indiennes, "The Trooper" de la fameuse charge de la brigade légère durant la guerre de Crimée et "Aces high" de la bataille d'Angleterre), du cinéma et de la télévision ("The Prisoner", inspiré de la série du même nom, et "To tame a Land" du roman "Dune" de Frank Herbert) ou de la mythologie ("Flight of Icarus" qui parle de la légende de Dédale et Icare). D'autres chansons forment de véritables épisodes à suivre au fil des albums. Ainsi, "Charlotte the Harlot" sur leur premier album se voit complété par "22 Acacia avenue" sur Number of the Beast, tandis que les paroles obscures de "Back in the Village" sur Powerslave seraient à mettre en relation avec la série "Le prisonnier" et la chanson du même nom. Sur Powerslave toujours, l'ambiance se fait orientale sur le superbe morceau-titre, tandis que le chef d'œuvre de l'album "Rime of the ancient mariner", long de près de 14 minutes, est une libre adaptation du poème du même nom de l'écrivain anglais Samuel Coleridge (il reprend d'ailleurs, tels quels, plusieurs passages du texte original). A eux seul, ces trois albums comptabilisent plus de hits en puissance que la plupart des autres groupes de metal durant l'entièreté de leur carrière.

Désireux de couper court aux critiques leur reprochant d'utiliser continuellement la même formule, le groupe prit la décision d'utiliser des synthétiseurs pour l'album suivant, en 86, Somewhere in Time, ce qui eut pour conséquence d'adoucir considérablement le son. Cet album renfermait de nouveau plusieurs singles à succès, comme "Wasted years" ou "Stranger in a strange land". Deux ans plus tard, le disque suivant Seventh son of a seventh son fut conçu sur le même principe, mélangeant hits metal classiques et chansons plus complexes. Cet album fut pour la première fois centré sur un concept unique : les capacités occultes attribuées, selon les légendes, au 7e fils d'un 7e fils. L'album se hissa au sommet des charts anglais.

Des rumeurs de dissolution du groupe se mirent alors à circuler, alimentées par le départ d'Adrian Smith et son remplacement par Yannick Gers, les divers projets solo de Bruce Dickinson, et l'accueil peu enthousiaste réservé au successeur de Seventh son..., No prayer for the dying. Cet album marqua un certain retour aux sources du groupe, puisqu'il vit l'abandon des claviers et le retour au son lourd des débuts. Malheureusement, l'inspiration n'était visiblement pas de la partie, et la plupart des chansons s'avérèrent faiblardes sur ce disque, généralement considéré comme le moins bon de la discographie maidenienne. Heureusement, En 1992, Fear of the dark corrigea le tir en livrant un album de grande qualité, qui atterrit à nouveau à la première place du hit-parade anglais. Mais ce fut le chant du cygne pour Bruce Dickinson : de plus en plus en opposition avec Steve Harris au sujet de la direction du groupe, et désireux de s'accorder plus de temps pour ses projets solo, Accident of birth notamment, il quitta le groupe la même année.

Privé de chanteur, Iron Maiden utilisa son matériel des dernières tournées et sortit 3 disques live (A real live one, A real dead one et Live at Donnigton) à la suite pour faire patienter ses fans, mais ces enregistrements furent bien loin d'atteindre la qualité du Live after death. Le groupe embaucha alors Blaze Bayley, l'ex-chanteur d'un groupe de metal peu connu, Wolfsbane. Victime à la fois de la lourde tâche de remplacer Dickinson, de l'hostilité des anciens fans très intransigeants, d'une période peu favorable au heavy metal, et d'une certain panne d'inspiration du groupe, Blaze ne parviendra jamais à véritablement s'imposer. Sur le premier album auquel il participa avec Maiden en 1995, The X-factor, son style vocal ne parvint que très rarement à trouver sa place sur les compositions pas toujours très inspirées de Steve Harris. L'album ne fut cependant pas un échec total, grâce notamment au hit "Man on the edge". Mais l'album suivant, Virtual XI en 1998 ne parvint pas à convaincre davantage. Blaze y avait pourtant fait de grands progrès au chant (sans pour autant égaler Dickinson), mais les chansons, composées spécialement pour être jouées en concert, ne passaient pas très bien en version studio. Malgré la tournée, la sortie du double best-of Best of the beast, et même la sortie simultanée d'une (médiocre) jeu vidéo Iron Maiden, le déclin semblait irréversible.

Conscients qu'il fallait redresser la barre, les membres du groupe décidèrent de se séparer de Blaze Bayley et, après de nombreuses tractations, annoncèrent pour 2000 la sortie d'un nouvel album Brave new world, ainsi que les grands retour de Bruce Dickinson et Adrian Smith. A présent dotés de 3 guitaristes et de leur chanteur légendaire, l'album est une réussite totale, aux compositions variées et immédiatement assimilables, qui flirtent même parfois avec le progressif. De l'avis général (et du mien aussi, par ailleurs), il soutient totalement la comparaison avec les 3 grands albums du début des années 80. La tournée mondiale qui s'ensuivit, et qui donna lieu récemment à l'album live Rock in Rioconfirme qu'après une décennie de vaches maigres, Iron Maiden semble s'être débarrassé de son étiquette de groupe "has-been" pour revenir sur le devant de la scène (sans pour autant récupérer son trône, mais qui sait... ?)

# Posté le vendredi 10 novembre 2006 14:18

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